Très haut débit : les précisions de l'ARCEP sur le VDSL2

PC INPact :  Nil Sanyas le 14 juin 2012

 

Dans sa dernière lettre hebdomadaire publiée vendredi dernier, l’Autorité de régulation des télécoms a abordé rapidement le sujet du VDSL2, capable d’atteindre des débits de 50 Mbps voire 100 Mbps. Alors que plusieurs FAI n’attendent plus que le feu vert de l’autorité, cette dernière a tenu à fournir quelques explications.

 


 

Graphique réalisé par OVH sur l'évolution des débits en fonction de la distance entre le foyer et le NRA.

 

Tous les FAI sont prêts

À ce jour, OVH est déjà prêt pour le VDSL2, les Freebox Révolution et Bbox Sensation de Free et Bouygues Télécom sont déjà compatibles avec cette technologie, et des rumeurs annoncent qu’Orange prépare des tests pour cet été en France. En somme, tous les grands FAI de l’ADSL prévoient d’offrir aux abonnés les plus proches des DSLAM des débits très élevés dans les mois et années à venir, même si SFR n'a que peu communiqué sur le sujet pour le moment.

« L’introduction d’une nouvelle technique DSL sur le réseau de boucle locale de cuivre suppose de s’assurer au préalable que les accès DSL déjà en service ne seront pas perturbés par la nouvelle technique » note l’ARCEP. En somme, l’Autorité souhaite avant toute généralisation du
VDSL2 s’assurer que ce dernier ne soit pas en conflit avec l’ADSL, et notamment l’ADSL2+.

 

Des expérimentations réelles sont indispensables

L’ARCEP « a ainsi mis en place, depuis plusieurs années, un comité d’experts pour étudier l’introduction de toute nouvelle technique sur le réseau de boucle locale de cuivre. Ce comité d’experts rassemble France Télécom, les opérateurs de dégroupage et les principaux équipementiers et se réunit chaque mois. Les représentants des collectivités territoriales participent également aux réunions du comité » précise l’Autorité.

Cette dernière rajoute que le
VDSL2 « doit faire l’objet d’une étude en 3 phases comme toute autre technique étudiée par le comité : analyse théorique, tests sur réseau captif et ensuite expérimentations sur le terrain, chaque phase pouvant durer plusieurs mois ».

 

Vers un déploiement en 2013

L’avis du comité d’experts est donc indispensable pour lancer le VDSL2. Or comme le précise l’ARCEP, ce comité est composé en grande partie des FAI. En somme, si ces derniers voient un intérêt (notamment financiers) à déployer le VDSL2, il n’y a pas de raison que leurs conclusions soient négatives, à moins de problèmes techniques trop évidents.